
Monoxyde de carbone : prévenir l’intoxication cet hiver
Le 4 novembre 2026, l’ARS Grand Est a lancé sa campagne annuelle de prévention des intoxications au monoxyde de carbone, au moment où l’on rallume le chauffage. Vous saurez d’où vient le risque, comment reconnaître les symptômes, quels réflexes adopter et ce qui relève d’un professionnel.
Mis à jour le 5 novembre 2026
Ce que l’ARS Grand Est a lancé le 4 novembre 2026
Le 4 novembre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est a lancé sa campagne annuelle d’information pour prévenir les intoxications au monoxyde de carbone. Elle s’adresse à ses partenaires comme au grand public et accompagne le retour de la période de chauffe. Il ne s’agit pas d’une nouvelle règle : cette campagne revient chaque année, au moment où les foyers remettent en route leurs appareils de chauffage. Le site d’information Saint-Dié Info, qui relaie la campagne début novembre, rappelle que deux personnes sont décédées des suites d’une intoxication au monoxyde de carbone dans le Grand Est en 2025.
Le risque ne se limite pas à cette région. Selon l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur, le monoxyde de carbone est responsable chaque année en France de près de 3 000 personnes intoxiquées et d’une centaine de décès. La même agence indique que 48 épisodes d’intoxication accidentelle ont été signalés sur son territoire pendant la période de chauffe 2025-2026, impliquant 183 personnes, sans décès recensé. Les messages de prévention valent donc pour tous les logements équipés d’un appareil à combustion.
D’où vient le monoxyde de carbone dans un logement
Le monoxyde de carbone est un gaz invisible et sans odeur. D’après l’ARS Grand Est, il résulte le plus souvent d’un dysfonctionnement des appareils à combustion, comme les chaudières au gaz, au fioul ou au bois, et/ou d’un défaut d’aération des locaux. Concrètement, une chaudière mal réglée, un conduit d’évacuation encrassé ou obstrué, des entrées d’air bouchées pour limiter les courants d’air ou une ventilation à l’arrêt peuvent créer une situation dangereuse, en particulier lors des premières mises en route de la saison.
L’ARS corrige deux idées reçues. D’abord, s’équiper d’un détecteur de monoxyde de carbone ne suffit pas à éviter les intoxications : l’appareil peut alerter, mais il ne supprime pas la cause du problème. Ensuite, les détecteurs de fumées ne détectent pas la présence de monoxyde de carbone. Le détecteur installé au plafond de votre logement ne vous protège donc pas contre ce risque. La prévention passe d’abord par des appareils entretenus et une aération qui fonctionne.
Reconnaître les symptômes et adopter les bons réflexes
Les symptômes cités par l’ARS Grand Est sont des maux de tête, des nausées, une fatigue inhabituelle et une confusion mentale. Ces signes sont peu spécifiques et peuvent passer pour un simple coup de fatigue. Pensez au monoxyde de carbone lorsqu’ils apparaissent alors qu’un appareil de chauffage fonctionne, surtout si plusieurs personnes du foyer se sentent mal en même temps.
En cas de doute, l’ARS recommande d’aérer, d’arrêter si possible les appareils à combustion, de quitter les lieux puis d’appeler les secours depuis l’extérieur au 15, au 18 ou au 112, ou au 114 pour les personnes malentendantes. Ne retournez pas dans le logement sans l’accord des secours, et ne remettez pas l’appareil en marche tant qu’un professionnel ne l’a pas contrôlé.
Ce que cela change concrètement pour vous
Certains gestes sont à votre portée sans risque : ne jamais obstruer les entrées d’air ni les bouches d’extraction, aérer le logement quelques minutes chaque jour, même par temps froid, et rester attentif aux signes anormaux sur vos appareils, comme des traces noires autour de la chaudière, une odeur inhabituelle ou des mises en sécurité répétées. N’ouvrez pas vous-même le capot d’une chaudière ou d’un chauffe-eau gaz pour tenter un réglage.
L’entretien de la chaudière, le contrôle du conduit d’évacuation des fumées et la vérification de la ventilation relèvent d’un professionnel. L’entretien régulier est d’ailleurs obligatoire pour la plupart des chaudières individuelles. Au rallumage, un appareil qui se met en défaut, s’éteint seul ou chauffe mal ne doit pas être forcé : faites-le examiner avant de l’utiliser de nouveau, surtout si personne ne l’a contrôlé depuis l’hiver dernier.
Si votre chaudière ou votre chauffe-eau gaz présente une anomalie au redémarrage, ou si vous avez un doute sur la ventilation de votre logement, vous pouvez demander un devis gratuit et sans engagement. Nous mobilisons une entreprise partenaire pour le diagnostic et la remise en état, avec un délai d’intervention précisé au devis et aucun supplément sans votre validation préalable. En cas de symptômes, appelez d’abord les secours.
Un détecteur de fumée détecte-t-il le monoxyde de carbone ?
Non. L’ARS Grand Est rappelle que les détecteurs de fumées ne détectent pas la présence de monoxyde de carbone. Il existe des détecteurs spécifiques, mais l’ARS précise qu’ils ne suffisent pas, à eux seuls, à éviter les intoxications. La protection repose d’abord sur l’entretien des appareils à combustion, le bon état des conduits d’évacuation et une aération du logement qui fonctionne.
Quels sont les symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone ?
L’ARS Grand Est cite des maux de tête, des nausées, une fatigue inhabituelle et une confusion mentale. Ces signes peuvent être confondus avec une autre affection. S’ils surviennent alors qu’un appareil de chauffage fonctionne, aérez, arrêtez si possible l’appareil, quittez le logement et appelez les secours depuis l’extérieur au 15, au 18 ou au 112, ou au 114 pour les personnes malentendantes.
Quels appareils peuvent provoquer une intoxication au monoxyde de carbone ?
Le risque vient des appareils à combustion. L’ARS Grand Est mentionne les chaudières au gaz, au fioul ou au bois ; les poêles, inserts et chauffe-eau gaz fonctionnent sur le même principe. Le danger apparaît surtout en cas de dysfonctionnement de l’appareil ou de défaut d’aération des locaux. Un entretien par un professionnel et des entrées d’air jamais bouchées limitent ce risque.
Sources
ARS Grand Est – Monoxyde de carbone : relayez la campagne annuelle de prévention
Saint-Dié Info – Avec le retour du froid, l’ARS Grand Est alerte sur les risques d’intoxication au monoxyde de carbone
ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur – Monoxyde de carbone : les bons réflexes pour prévenir les intoxications cet hiver
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